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Le transport osseux

« Le transport » est le terme que Gerda Alexander a choisi pour nommer le réflexe de redressement conscient.

A l’image de l’être humain dans sa globalité, l’os a besoin d’être stimulé pour concrétiser ses talents. Si nous privons le squelette de sa fonction posturale en investissant excessivement la musculature superficielle, nous privons l’os de ses compétences et allons à l’encontre du vivant. La détente des muscles périphériques (muscles du mouvement) favorise le transport, car nous permettons ainsi aux muscles profonds, proches des os, de reprendre leur fonction. Si tout va bien, s’il n’y a pas de tensions qui coincent, le passage des forces se fait immédiatement à travers l’ossature, du sol jusqu’au sommet de la tête et du bout des doigts.

De même que tous les principes d’eutonie, le transport ne peut être une compétence que l’on acquiert une fois pour toute, car la vie nous modifie à chaque instant. Il est possible qu’un état émotionnel se manifeste en créant une contraction musculaire, le transport s’en trouve à ce moment là perturbé, et le reste si les muscles n’ont pas la flexibilité nécessaire, pour revenir à leur tonus de base. Nos émotions, notre environnement, les personnes avec qui nous sommes en relation, les événements extérieurs, le climat, tous ces éléments ont un effet marquant sur le tonus de notre corps, et par conséquent sur notre transport.
L’eutonie nous invite à nous saisir de ce réflexe de redressement, car il permet de nous ouvrir à un mouvement centrifuge.

Consciente de la sensation des pieds sur le sol, je pars de mon espace intérieur et je vais vers la résistance, grâce à laquelle je pourrai recevoir le retour de ma force à travers l’ossature, et laisser le mouvement de la vie se faire.

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